Jeudi 13 avril 2006
Il ne faut pas bouder son plaisir : même si le dépouillement à rebondissements a failli tourner au cauchemar, même si Berlusconi, mauvais perdant, tente de semer le doute sur les résultats tout en rêvant à une grande coalition à l’allemande, même si la marge est étroite, Romano Prodi et la coalition de l’Olivier ont gagné les élections et la page Berlusconi est tournée.Quelles leçons en tirer ? Pour nous Français et hommes de gauche, il ne faisait pas l’ombre d’un doute que les comportements même de Berlusconi et son discours populiste devaient le disqualifier : magouilles politico-financières, multiplication des lois taillées sur mesure, politique économique absurde qui lui a même valu l’hostilité du patronat italien, etc. Mais le Cavaliere a réussi à faire croire que le pays et tout un chacun deviendraient aussi riches que lui ! On se demande où se trouvent les coglione ?
La deuxième grande leçon est qu’il faut encore une fois ne pas se laisser aveugler par les sondages et qu’on doit se méfier des engrenages médiatiques qui éloignent les citoyens d’une réflexion de fond sur les problèmes politiques.
La troisième leçon, c’est que la gauche italienne a trop parié sur un rejet pur et simple de Berlusconi et n’a pas assez mis en avant ses propositions. Pensons-y pour 2007 : si nous voulons gagner, nous devons être nous-mêmes en nous opposant, certes, mais surtout en proposant et en donnant aux électeurs de nouvelles raisons d’espérer.
Claude Oliviéri, Secrétaire fédéral aux questions européennes et internationales (13/04/06).





Les jeunes, lycéens, étudiants, travailleurs ou chômeurs ont témoigné avec éclat ces dernières semaines de leur maturité, de leur ténacité, de leur courage et de leur altruisme.



Le Président et l'ensemble de son gouvernement
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