La funeste découverte du « La Motte Piquet » est la cruelle démonstration qu’en matière d’immigration clandestine ce ne sont pas des lois toujours plus
restrictives qui feront reculer les candidats à l’exil mais l’éradication de la misère qui frappe tout un continent.
Quand des hommes, par milliers, bravent les éléments, risquent en conscience leurs vies pour tenter de survivre ailleurs, la réponse n’est pas dans plus de répression
envers les victimes potentielles.
Elle n’est pas non plus dans l’immigration choisie, nouveau miroir aux alouettes, qui aggrave la fuite des élites d’une Afrique qui a besoin de les fixer.
Mais elle est dans une politique de co-développement ambitieuse et généreuse.
Penser que la peur du gendarme, ou la restriction à l’accès aux soins et à l’aide sociale feront reculer ceux qui n’hésitent pas à mettre leur vie en cause pour
quitter leur pays, c’est méconnaître l’ampleur d’un phénomène qui touche toute notre planète.
Si la démagogie est efficace en matière électorale, elle ne l’est pas pour aider à la solution de cet immense problème dont la réalité morbide nous a éclaté à la
figure avec les corps sans vie ramenés à Toulon par la Marine Nationale ce weekend.
Robert ALFONSI, 1er secrétaire fédéral du Parti Socialiste