La nouvelle affaire d'expulsion de gens du voyage d'un terrain situé sur l'une des onze communes de la Communauté d'agglomération T.P.M. illustre l'usage de paravent que font de l'intercommunalité les maires qui en composent l'exécutif. Il est tellement facile pour eux de rejeter vers T.P.M. une responsabilité qui leur incombe !
S'il est utile qu'existe un schéma départemental de l'accueil des tziganes et que, pour la grande aire toulonnaise, la question des aires d'accueil soit traitée à l'échelle de l'agglomération, il n'en demeure pas moins que la loi Besson doit s'appliquer et que les maires des communes de plus de 5.000 habitants sont tenusd'accueillir les voyageurs.
La situation est d'autant plus singulière que l'État vient de décider d'assujettir les gens du voyage à une taxe d'habitation que vont percevoir les communes et qu'il serait pour lemoins normal que celles-ci en assurent la contrepartie en respectant leurs obligations légales.
Cette fonction "dédouanement-décharge" dévolue par les maires à l'agglomération T.P.M. trouve d'autres illustrations avec le non-respect des obligations de réaliser au moins 20% de logements sociaux au prétexte que la compétence "habitat" a été transférée à l'intercommunalité, avec le laisser-aller qui s'installe en matière de voies de circulation d'intérêt communautaire, ou encore la bonne aubaine de ne pas augmenter,voire diminuer, la fiscalité communale en faisant lever un nouvel impôt par l'agglomération.
Le principe du "C'est pas moi. Voyez les autres !" n'est pas celui qui a présidé à la création des approches communautaires, voulues coopératives, complémentaires et à l'échelle des territoires d'aujourd'hui.
Il faudrait tout de même y parvenir.
Marc VUILLEMOT, Secrétaire fédéral aux questions liées à TPM. (12/01/06)