56 postes en moins. Le ministère de l’Education Nationale a décidé que, pour la rentrée 2006, aucun poste ne serait attribué aux écoles de l’académie, et que 56 postes seraient supprimés dans les collèges et les lycées.
La situation s’annonce très difficile dans notre académie qui connaît déjà un retard certain. Le Parti socialiste dénonce le coup d’arrêt mis au plan de rattrapage. Il s’inquiète de voir Nice devenir la lanterne rouge des académies. Sans moyens supplémentaires malgré une hausse démographique connue de tous, les élèves et les enseignants verront leurs conditions de travail dégradées.
Dans le 1er degré, les enfants de 2 ans ne seront toujours pas accueillis en maternelle, malgré la forte demande des familles, les effectifs de certaines classes vont augmenter, les conditions de travail des directeurs ne seront pas améliorées. Tout comme dans le second degré, les remplacements ne seront pas assurés et la formation continue sera réduite.
Dans le second degré, outre les 56 postes retirés à l’académie, 40 postes devront être utilisés pour les collèges ZEP, classés « ambition réussite ». La facture est lourde. Aucun poste n’est prévu pour les collèges neufs et c’est par redéploiement qu’ils seront dotés de postes d’enseignants, en puisant encore dans d’autres établissements.
Le Parti Socialiste dénonce le double langage du Ministre de l’Education Nationale qui affiche des ambitions (plans personnalisés de réussite éducative, attribution de postes dans les collèges ZEP les plus en difficulté) aujourd’hui contredites par un budget austère. Cela en dit long sur la réelle volonté de voir réussir tous les jeunes !
Le Parti Socialiste condamne ces décisions : l’Education n’est pas la priorité de ce gouvernement, qui place l’avenir des jeunes au second plan, loin derrière des options budgétaires et gestionnaires.
Christiane MARTEL, Déléguée fédérale à l'Education (12/01/06)